[Lecture] Etre ou ne pas Etre, voilà la mission (Sylvie Ouellet)

Que sommes-nous venus accomplir sur cette terre ?


Qui sommes-nous réellement ?


Au japon, le concept de Honne et tatemae a mis des mots sur un comportement humain fréquent : nous modifions constamment notre comportement envers les autres. Pour reprendre l’exemple du Japon, c’est avant tout afin d’assurer une paix sociale en cas de grande densité. Mais nous modifions notre personnalité même en dehors de ce dessein.


L’analyse transactionnelle a très bien démontré comment, tour à tour, nous prenons notre personnalité d’enfant (soumis ou rebelle), d’adulte ou de parents en fonction des situations rencontrées. Ces différents « états du Moi » diffèrent selon notre construction psychique tout au long de notre enfance et après.


Au final, nous vivons avec une multitude de sous-personnalités en nous, pour le bien comme pour le pire. Mais si l’on retire tous les costumes que nous nous sommes créés avec l’âge, que reste-t-il ? Si l’on se penche sur cette question, une autre viendra inévitablement : Quel est le sens de mon existence ? Que suis-je venu faire sur terre ?


C’est à cette question que Sylvie Ouellet répond dans son livre : « Etre ou ne pas Etre, voilà la mission !



Avons-nous une mission de vie spécifique ? Pour répondre à cela, nous consultons généralement des voyants ou de plus en plus fréquemment des spécialistes en régression dans les vies antérieures. En excès, cela peut s’apparenter à un énième mécanisme de défense, la spiritualisation. Se tourner vers l’immatériel pour ne pas affronter les blessures du monde matériel.


Sylvie Ouellet nous offre la possibilité d’aborder cette question existentielle au travers de son livre : « Etre ou ne pas Etre, voilà la mission ! ».


S’il était besoin de le préciser, vous ne trouverez pas votre mission de vie inscrite noir sur blanc à telle et telle page du livre. Ce n’est pas l’objectif poursuivi. En revanche, vous trouverez un cadre et une méthodologie afin de vous reconnecter à votre Etre car, au final, vous êtes le mieux placé pour répondre à cette question.


L’auteure résume en une phrase un aspect précieux en thérapie : « La mission ne vise pas quelque chose à faire dans l’incarnation, mais à reconnaitre qui nous sommes pour mieux rayonner ».


Elle nous invite à mieux cerner les thèmes d’exploration de notre Etre comme le pouvoir personnel, la loyauté ou le Masculin/Féminin sacré et qui se matérialisent dans la dualité par les blessures fondamentales (abandon, rejet, trahison, etc…)[1] selon des cycles bien précis.


La difficulté réside, comme dans d’autres domaines qui concernent la spiritualité, dans le fait d’obtenir les bonnes informations. Là encore, Sylvie Ouellet donne des pistes pragmatiques pour y arriver. Faire appel à son intuition, favoriser les pratiques d’intériorisation ou être à l’écoute de son corps et de ses émotions. Repérer les mots que nous utilisons de manière répétée (« c’est injuste », « je déteste la trahison », etc…).


D’un point de vue plus thérapeutique, elle vise une nouvelle fois juste en nous conseillant d’« apprendre à voir la situation extérieure comme une projection de ce qui se passe dans notre monde intérieur ». Conseil au combien utile car il permet de conscientiser certains mécanismes psychiques et ainsi mieux comprendre nos comportements et leur raison d’être.


En tant qu’Ame incarnée dans la matière, notre pouvoir créateur est immense mais, comme le souligne l’auteure, cela nécessite une congruence entre les différents aspects de notre Etre (corps, âme, esprit). C’est dans cette vision holistique, dans l’écoute des synchronicités et de son intuition que nous pouvons reconnaitre notre essence, notre mission de vie et être plus en harmonie dans cette vie terrestre.



C’est sans doute le chemin de toute une vie mais Sylvie Ouellet nous offre un manuel pratique pour nous aider dans cette tâche. Merci à elle pour son énorme travail de synthèse, pour avoir partagé son expérimentation (qui vaut parfois plus que la théorie) et pour la lumière qu’elle apporte.

[1] Le principe des blessures a remarquablement été mis au goût du jour par Lise Bourbeau dans son livre : « les 5 blessures qui empêchent d’être soi-même ».

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